Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lily et ses livres

  • Avis sur Justine ou Les Malheurs de la vertu, Sade

    sade.JPGSouvent j’ai vu mon chat jouer avec les souris qu’il ramenait jusque devant ma fenêtre ; coups de griffes, légère mastication pour se faire saliver, les laissant filer puis les rattrapant, une fois, deux fois, trois… avant de leur briser définitivement les os d’un coup de mâchoire bien placé et de les dévorer en ne laissant que ce petit sac vert qui peut être leur estomac et que personne ne daigne jamais déblayer ; - puis repartir à la chasse.

    S’il se trouve que les personnages de Justine ont les mêmes habitudes que mon chat, et si l’héroïne se trouve être une souris particulièrement idiote, il y a comme la sensation qu’une fable de La Fontaine put aussi bien faire l’affaire. Pas que l’imparfait du subjonctif ne convienne guère à la narration d'une fellation forcée ou bien d’une sodomie brutale, mais cependant, ces longs discours sur l’immoralité de la nature auraient pu aisément se réduire à quelques lignes. Oui, il fut fort probable que Sade, contrairement à ses personnages (et contrairement à mon chat) s’ennuyât sec à la Bastille.

    Mais quitte à dépenser des calories, dont le divin marquis ne manquait certes pas, il est sûrement de plus divines façons de le faire que celle qui consiste à copier les passe-temps de mon chat – qu'au passage j’apprécie beaucoup.

  • Mes livres Fantasy préférés

    botero.JPGA comme Association, de Pierre Bottero & Erik L’Homme (tome 1tome 2tome 3tome 4tome 5 – tome 6) : Il y avait bien longtemps que je n’avais pas autant accroché à un cycle jeunesse ! Je trouve les intrigues trop souvent bâclées et les personnages trop peu développés mais avec l’association de deux auteurs que j’admire, qui ont écrit La Quête d’Ewilan, Les Mondes d’Ewilan, Le Pacte des Marchombres ou bien Le Livre des Etoiles pour le second auteur, je prenais peu de risques !
    Je trouve bien toujours quelques reproches, au niveau des mystères qui s’étirent un peu trop en longueur mais suivre les péripéties de Jasper me fait toujours passer un bon moment de rigolade !

    Le chant du troll, de Pierre Bottero & Gilles Francescano : Encore une fois, aucune surprise ! L’histoire est très enfantine mais le message touchant et joliment raconté. Les illustrations sont de plus magnifiques, ce qui ne gâche rien !

  • Mes romans classiques préférés

    Raison et sentiments, de Jane Austen : Sans trop de surprise… Ce n’est pas roman préféré de l’auteur, et s’il n’égale pas Orgueil et préjugés ou Persuasion, c’est toujours un plaisir de retrouver la délicieuse plume de la dame.

    Agnes Grey, d’Anne Brontë : J’ai découvert Emily et j’ai aimé. Puis j’ai découvert Charlotte et j’ai adoré. Je ne pouvais qu’apprécier la troisième sœur et je serais ravie d’en découvrir encore davantage !

    Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell : J’attendais depuis longtemps d’avoir le temps de découvrir ce volumineux chef-d’œuvre et une seule question subsiste : pourquoi ai-je attendu tant de temps ?
    Scarlett O’Hara est une héroïne merveilleuse et Rhett Butler rejoint Darcy et Rochester dans le cercle très fermé des respectables personnages masculins à épouser ! En plus d’une superbe histoire d’amour, le fond historique est vraiment prenant !

    steimbeck.JPGLes Raisins de la colère,  de John Steinbeck : J’avais découvert A l’est d’Eden en 2010 et j’ai poursuivi ma découverte en 2011… Un roman par an me semble un bon moyen de découvrir toute l’œuvre de ce génie !
    Que ce soit en français ou en anglais, j’adore toujours autant sa façon d’écrire et les sujets traités !

     

     

  • Avis sur Jane Austen, Persuasion - fin

    En revanche j'ai préféré Lady Russel dans le film, où elle semble plus sympathique. Dans le roman je ne l'aime pas trop sans savoir pourquoi. C'est elle qui déconseille à Anne de se marier avec Wentworth lorsqu'elle a 19 ans ; dans le film ça me semble être vraiment pour son bien mais dans le roman elle me semble plus calculatrice.

    Concernant Wentworth, Que dire ? C'est l'un des personnages masculins que je préfère. Il est assez distant mais contrairement à Darcy qui a de l'orgueil, lui c'est de la timidité.

    Leur relation est basée sur des quiproquos !  C'est trop génial qu'ils se retrouvent, et les 2 derniers chapitres sont les meilleurs ! Comme souvent dans les romans de J. A. c'est là que tout s'explique et que plus rien ne retient leur amour !
    Mais j'avais tellement hâte de lire ces fameuses retrouvailles ! D'ailleurs dans le film les retrouvailles sont précédées d'une course folle pendant 1/4 d'heure ! Or ce n'est pas comme ça dans le livre et c'est bien  mieux !

    Bon de toute façon je pense le revoir pour l'éclairer à la lecture du roman !

    Ah oui évoquons aussi M. Elliot. J'avais peu de souvenirs de lui dans le film, mais dans le roman il a une place importante et il est présent dans le plupart des chapitres ! J'en avais marre même à la fin car on en parle beaucoup mais Anne n'en a rien à faire alors ça l'empêche juste de retrouver son capitaine !

    Ce roman est génial, je l'ai adoré, et je le recommande, évidemment !

     

    Jane Austen, Persuasion, Christian Bourgeois éditeur, 1980, 316 pages. Traduction de André Belamich

  • Jane Austen, Persuasion, Christian Bourgeois éditeur, 1980,

    austen.JPGCe roman est la dernière des six oeuvres majeures de Jane Austen que je lis. Je ne voulais pas boucler le challenge sans avoir lu Persuasion. C'est le seul roman que je lis après avoir vu l'adaptation, et cela m'a permis de connaître la fin mais je ne me suis pas pour autant ennuyée, bien au contraire car l'oeuvre de Jane Austen est pleine de finesse. Ce billet est un peu spécial. Je suis pleine d'émotion en l'écrivant car j'arrive à la fin de ma découverte Austennienne. Il me reste encore à lire ses oeuvres de jeunesse et puis d'autres romans dérivés, mais je suis émue que voulez-vous ! Jane est devenue mon auteur chouchou.

    Ayant lu ce roman en commun avec ma copine de ma vie Lolo (qui est toujours partante avec moi !) nous avons échangé des mails concernant Persuasion, et ce billet sera donc en bonne partie le mail que j'ai envoyé après avoir terminé la lecture, puisque tout y est dit !

    En décidant de lire ce roman, j'ai eu peur d'être déçue et de m'ennuyer car j'avais vu le film, mais en fait pas du tout, le livre est plus approfondi, et découvrir les sentiments des personnages plus longuement a été très plaisant.

    En plus le film coupe des scènes si je ne m'abuse (je vais le regarder à nouveau !) mais par exemple le moment où Louise  est en convalescence chez les Harville dure plus longtemps dans le roman ! Disons que les durées dans le film sont forcément écourtées, mais je trouve que du coup on se rend moins compte des enjeux.

  • Essai : Une histoire politique du cinéma - Régis Dubois

    Le cinéma, comme tout art d’ailleurs, connaît toujours une forte influence subie par l’environnement politique et social dans lequel il est créé. Evidemment il y a le fait des censures établies par certains régimes dictatoriaux, mais au-delà de cela, l’état et la société influent directement à la fois sur le contenu des scénarios, la forme des films et bien d’autres. Certains films ont été faits à une certaine époque et n’auraient pu être faits à une autre. Et il existe des liens évidents entre l’apparition des mouvements cinématographiques et les bouleversements sociopolitiques d’un pays, voire d’une région.

    cinema.JPGL’écrivain et essayiste français, déjà auteur de nombreux livres sur le cinéma  dont Hollywood, cinéma et idéologie, 2008 (également aux éditions Sulliver), nous propose ainsi ici de revisiter toute l’histoire de cet art à partir du cinéma muet jusqu’au années 2000, et cela non pas d’un point de vue artistique, mais purement politique et idéologique. Le livre est chapitré en fonction des grandes périodes politiques de l’Histoire : le cinéma muet du début de siècle, l’entre-deux guerres, la Seconde guerre mondiale, la Guerre froide, l’après-68, les années 80 et les années 90 à l’heure de la mondialisation. Toutefois l’auteur se concentre avant tout sur les cinémas européens (français avant tout), russes et américains tout en se permettant des incursions dans d’autres pays et régions tels l’Afrique et l’Asie par exemple. D’un cinéma contestataire en passant par un cinéma d’endoctrinement et de propagande, jusqu’au pur divertissement, l’auteur revoie ainsi les principaux courants de l’histoire et leur influence sur le septième art, en démontrant même comment des films à priori apolitiques peuvent parfaitement cadrer dans le cadre sociopolitique d’une époque. Si de nombreux ne sont que cités, pour chaque période certains sont analysés de façon plus précise, donnant ainsi une image plus en profondeur des périodes traités.

    En véritable pédagogue Régis Dubois réussit à admirablement bien synthétiser tout cela en à peine 200 pages, en s’adressant à la fois aux spécialistes du domaine ainsi qu’aux autres. Ce livre réussit à donner envie de revoir tous les films cités, mais incite aussi le lecteur à être plus vigilant par rapport à ce qu’il voit sur grand écran en gardant à l’esprit la dimension politique que possède toute œuvre d’art.

    Une histoire politique du cinéma de Régis Dubois est un beau livre de référence sur l'histoire du septième art, idéal pour tout amateur de films.

    Une histoire politique du cinéma - Régis Dubois - 2007

  • Roman : Un monde de papier - François Désalliers

    monde.JPGUn monde de papier est le cinquième roman de François Désalliers et le troisième que je lis. J'ai déjà lu « Un été en banlieue » roman que j'avais beaucoup aimé et « L'homme-café », qui m'avait procuré un bon moment de lecture aussi.

    Avec « Un monde de papier », on a droit à une histoire abracadabrante. Cette fois-ci, on plonge avec Henri dans les pages d'une revue féminine et tout ce qu'on peut y trouver : des publicitités de vêtements, de parfums, de dents blanches... ainsi que des chroniques d'astrologie et de critiques de livres sans oublier le courrier du cœur. En sautant de page en page, Henri cherchera par tous les moyens à sortir de cette revue féminine. Il s'y fera des amis : Hugo, Uma, Vichy, Audrey et Éric, qu'il voudra ramener avec lui dans le monde véritable ; mais pour cela il doit les convaincre que ce monde existe et qu'il y a une sortie à cette revue.

    Un roman farfelu et divertissant (en plein le genre de roman dont j'ai besoin ces temps-ci). C'est vrai que j'ai vu venir la fin mais cela n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture. Il faut que je vous dise que ce roman m'a rappelé mon idole de jeunesse, Fanfreluche, avec laquelle j'ai pris tant de plaisir à m'imaginer entrant dans les livres de contes pour en changer l'histoire avec elle. Nostalgie ! Je dois vieillir.

  • Roman : la delicatesse de David Foenkinos, Gallimard 2009

    delicatesse.JPGEn voilà un livre drôle et parfois même très drôle, bien écrit, intelligent, bourré de fantaisies et qui se lit vite. Tout pour me plaire en somme !

    Celui-ci traite du sentiment amoureux mais c'est bien tout ce que j'ai envie de dire car ne sachant rien de ce qui m'attendait, le plaisir n'en a été que plus fort. En effet, si l'on s'interroge beaucoup aux premières pages de ce bouquin quant à l'utilité de poursuivre un tel récit, on bascule tout à coup dans un roman imaginatif, surprenant et drôle. Ah non, drôle je l'avais déjà dit. Ouais mais c'est tellement drôle...

    Pour ceux que cela suffit arrêtez vous là, c'est un ordre. Pour les autres, sachez que : ça parle d'un femme très belle qui rencontre l'amour parfait ! Oui mais patatrac, le mari meurt !

    Du coup, on dirait que la voilà... comme revenu sur le marché ! Et que le pire des mâles (pas beau, pas intelligent, insignifiant) va la séduire et faire de nombreux jaloux.

    Comment  ? Ben c'est ça qu'est drôle !