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lily et ses livres

  • Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark

    Par où commencer ? Il y a tant de choses à dire sur  le pays du nuage blanc, de Sarah Lark . La première chose que j'ai remarquée, c'est la couverture, elle a attiré mon attention et m'a fait découvrir le livre. Après avoir lu un peu sur le sujet, je suis allé le chercher.

    Le XIXe siècle était délicat pour les femmes, on leur disait généralement ce qu'elles devaient faire, qui épouser, ce qu'on attendait d'elles. Elles suivaient généralement des instructions et découvraient qu'il fallait tirer le meilleur parti de la situation dans laquelle elles se trouvaient.

    Helen est une "femme âgée" pour cette époque, sur le point de devenir célibataire et sans argent. Elle avait un bon poste de tutrice, mais elle savait que ce n'était pas un emploi permanent. La possibilité d'aller jusqu'en Nouvelle-Zélande et de se marier lui semblait non seulement la meilleure mais aussi, à cette époque, sa seule option. La situation de Gwyn était entièrement différente mais identique. La plus jeune fille d'un Lord gallois qui ne serait pas en mesure de donner la dot idéale pour épouser sa fille indépendante et bavarde. La visite d'un homme de Nouvelle-Zélande à la recherche de moutons a changé la vie de Gwyn. Elle s'imaginait que la plus grande aventure était à venir et son imagination s'est emballée plus qu'elle ne le devrait, même pour quelqu'un qui se rendrait à l'autre bout du monde. Les deux femmes se rencontrent sur le bateau et nouent une amitié durable, même si la plupart d'entre elles désapprouvent.

    Les deux femmes se marient et ce qui semble être une bonne histoire prend soudain les tournures les plus inattendues. Vous pensez peut-être avoir une idée de la tournure que prendra l'histoire. Vous avez peut-être raison sur certains points, mais je suis certain que les chemins empruntés surprendront tous les lecteurs. Certains plus que d'autres, bien sûr.

    Sarah Lark fait un travail incroyable en décrivant une terre inconnue remplie de mystère et d'histoire. Elle a trouvé un équilibre parfait entre nous parler de la culture des Maoris, de la culture des immigrants et de la façon dont les deux vivent côte à côte et doivent apprendre à s'adapter l'un à l'autre. Elle nous donne envie de voir comment était la vie dans un pays avec tant de lieux, de villes, de possibilités et de personnes qui font le meilleur et parfois le pire de tout cela.

     

     

     

  • Le nez au vent de Sophie de Courtivron

    Un jour, Sophie décide de faire un tour du monde à la façon baroudeuse : pas de voiture ou d'avion, elle n'utilise que ses pieds, vélo, train ou bateau, avec seulement un sac à dos d'une dizaine de kilos pour tout bagages. Une aventure humaine et époustouflante.

    J'étais assez curieuse de découvrir ce récit de voyage. Car je suis très admirative de la décision de Sophie de Courtivron.
    Car il en faut, du courage, pour se lancer ainsi à l'assaut des routes seule et avec si peu de bagage.
    Personnellement, je ne pense pas en être capable, ce qui me rend d'autant plus admirative!

    Dans son livre, elle raconte son déclic, les premiers jours parfois compliqués, les jours qui se suivent et ne se ressemblent pas, les bêtes sauvages, la chaleur humaine...
    J'ai été surprise qu'elle découvre tant de générosité. En effet, dans un monde toujours plus égoïste, plusieurs inconnus lui ont ouvert leur porte, leur table, lui ont offert une protection tel ce boulanger qui lui glisse un billet....

    Les descriptions m'ont donnés l'impression d'être à ses côtés, de souffrir de la pluie avec elle, d'avoir peur des ours avec elle....

    Au bout du compte, elle va se découvrir elle même lors de ce voyage quasi initiatique, et son récit montre bien ce développement.

    L'écriture fluide et agréable nous emporte dans un voyage qu'on voudrait sans fin, et en refermant la dernière page, je me suis prise à rêver "Et si je faisais la même chose ?"

    Un point négatif ? On pourrait regretter un manque de photos qui aurait rendu le récit encore plus agréable. Néanmoins, les descriptions se suffisent à elles-mêmes et rien ne manque à ce récit très complet.

    Je remercie donc chaleureusement les "Editions Les 2 encres" de m'avoir permis de m'évader ainsi et de m'avoir fait voyager !

  • Les Royaumes invisibles 4 – Le prince exilé de Julie Kagawa

    Nous avions quittés Meghan et Ash à la fin du 3eme tome sur une séparation qui avait l’air définitive. Mais il en faut plus à Ash pour abandonner celle qu’il aime, et il s’est lancé dans une quête pour la mortalité et l’amour.

    J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume fluide, efficace et rythmée de Julie Kagawa, d’autant plus que ce récit se démarque des précédents en étant écrit du point de vue de Ash, ce qui va nous permettre d’en découvrir enfin plus sur ce prince et sur la querelle entre lui et Puck.

    J’ai été très surprise par les détours que prend l’auteur pour mener le héros au terme de sa quête, bluffée par sa capacité à me surprendre à chaque chapitre par des rebondissements plus fascinants les uns que les autres.

    J’ai également beaucoup apprécié la présence de certains personnages qui prennent une épaisseur assez fascinante, loin de ce qu’ils dégagent au premier abord.

    Mais les véritables points forts de ce récit, ce sont tout d’abord les sentiments de Ash. Pour Meghan, puis au fil du récit pour d’autres choses… L’épreuve finale m’a laissée étourdie de joie et tristesse mêlées, et j’ai été ravie de savoir que le beau Ash ne serait finalement pas aussi démuni qu’il n’y paraissait.
    Ensuite, l’amitié-haine entre Puck et Ash. Au fil du récit, on en apprend plus sur ces deux êtres que tout opposent et qui, pourtant, ont partagés une amitié étrange qui malgré la haine, reste omniprésente.
    Puck a beau dire qu’il reste avec Ash pour rassurer Meghan, je sens qu’au fond, cette amitié lui manque et qu’il ressent le besoin de protéger son ex-ami du danger, d’être là pour partager les épreuves, ce qui rend son caractère belliqueux et ironique bien plus supportable.

    Bref, il y aurait tant à dire, mais j’en dévoilerais tant! J’ai adoré toutes les surprises découvertes au fil de ma lecture et je ne peux donc que vous conseiller de filer lire ce quatrième tome!

  • Les talons hauts rapprochent les filles du ciel de Olivier Gay

    J'ai été subjuguée par ce livre surprenant d'adrénaline et de suspens. Il m'a d'ailleurs été très difficile de stopper la lecture quand les obligations du quotidien se faisaient attendre. Au diable, elles n’ont eu d'autre choix qu’attendre. Je l’ai dévoré en 2 jours !

    Les talons hauts rapprochent les filles du ciel est le polar sombre par excellence, avec ce petit parfum emplie de cynisme qu’on aime tant. L’histoire certes peu ragoutante, fascine. On rentre dans le même engrenage qui mène les protagonistes principaux vers un dénouement stupéfiant d'ingéniosité.

    Tout au long de l’enquête, un drôle de mec nommé Fitz, va apporter son aide à la commissaire chargée de la résoudre, qui est invraisemblablement son ex... Pourquoi fait-elle appel à lui, nous faisons-nous irrémédiablement la réflexion ! Tout simplement parce que ce fin connaisseur des nuits parisiennes les plus chics et débridées est l’approche idéale face à un pervers qui viole et qui dépèce au scalpel, des victimes choisies avec soin dans les soirées hype !

    En sommes, on a l'impression que rien n'est écrit à l'avance, que tout peut arriver... Qualité qui se fait rare dans le genre littéraire que l'auteur maitrise avec excellence. Une énorme boule fait inévitablement son apparition dans notre ventre, tant les mots dépassent la nature horrifique des actes commis par cet espèce de malade en puissance.

  • Le Relooking Mariage de Joëlle Adam

    J'ai eu un plaisir immense à découvrir le 2ème ouvrage de Joëlle Adam, wedding planner en Occitanie. "Le Relooking Mariage" est bien plus qu'un guide, il vous donne les clés d'un mariage réussi, tant sur les aspects physiques que matériels.

    relooking mariage.JPGChoix de la robe, de la coiffure, du maquillage, des bijoux, des accessoires, des chaussures... Tout est révélé pour que l'ensemble de votre tenue soit la plus harmonieuse possible, en fonction de votre morphologie, des couleurs qui vous subliment et de vos particularités physiques.

    Mais ce n'est pas tout !

    Un chapitre spécialement conçu pour les hommes, ainsi qu'une très belle partie sur l'organisation du mariage donnent une valeur incontestable à ce livre.
    Dans un souci permanent d'apporter son aide à ses lecteurs, Joëlle a su inculquer "l'art du mariage" en développant des thématiques précises qui gagnent considérablement à être traiter, tel que, comment choisir le lieu, faire un plan de table, quelle musique choisir, les démarches administratives françaises, les traditions du mariage...

    Cerise sur le gâteau, le chapitre sur les mariages du monde !

    Avec ce petit bonus, Joëlle nous offre une véritable source de bonheur qui nous apprend non seulement comment on célèbre son amour de façon officielle en fonction des coutumes d'un pays, mais surtout que quelque soit notre ethnie, nous sommes toujours toutes incroyablement belles le jour de notre mariage.

    En conclusion :

    En plus d’avoir véritablement apprécié ma lecture, je salue le travail remarquable qui nous est proposé dans ce guide, sachant plus que quiconque ce que celui-ci représente…

    Vous l’aurez compris, si vous vous mariez, ce livre est fait pour vous les filles, alors foncez !

  • Avis sur le livre : Ces peurs et phobies qui nous paralysent, d'Yvonne Poncet-Bonissol

    ces peurs.JPGVoici un petit livre très intéressant pour comprendre le fonctionnement des peurs et phobies qui gâchent notre quotidien.
    Dans ce livre, Yvonne Poncet-Bonissol décortiquent tout. De la naissance des peurs et phobies à leurs guérisons, sans en rajouter, sans larmoyer.Ce qui est intéressant, c'est de découvrir à quel point l'influence éducative est importante dans ces peurs, et comme il est difficile de s'en débarrasser.

    Elle explique parfaitement que le phobique se sait « ridicule » mais ne peut pas lutter contre sa phobie, et je me suis retrouvée dans ces descriptions.

    Arachnophobe, je suis capable de fondre en larme à la vue d'une minuscule et inoffensive araignée, et alors même que je me sens ridicule, je ne peux lutter contre la peur panique qui me saisit à la vue de ces bestioles.

    Je suis plus dubitative concernant les méthodes de guérison. Si la psychanalyse ne peut pas faire de mal, je me pose la question de savoir si beaucoup de phobiques y auront recours.
    Personnellement, je me trouve tellement ridicule qu'il me parait stupide d'aller demander de l'aide pour ça. Et savoir que la méthode consiste à confronter le phobique à sa peur ne m'aidera pas à me décider....

    Néanmoins, ce livre m'a permis de me remettre en question afin de ne pas « donner » mes phobies à mes enfants, et m'a permis de découvrir que je ne suis pas la seule à ressentir ces émotions extrêmes face à l'objet de mes phobies, un moyen fort réconfortant pour dédramatiser et déculpabiliser un peu.

  • Bibliographie en ethnologie - étudiants Licence Université Paris 5

    Voici la bibliographie des étudiants de la Licence d'Ethnologie de l'Université Paris Descartes 2020-2021 :

     

    Abélès, Marc
    2006, « Pierre Clastres nous interpelle encore. Entretien avec Marc Abélès » (propos recueillis par Régis Meyran), Sciences Humaines 173 : 56-57.

    Augé, Marc
    2006, Le métier d’anthropologue. Sens et liberté, Paris, Galilée (« L’espace critique »).

    Bensa, Alban
    2006, La fin de l’exostisme. Essais d’anthropologie critique, Editions Anacharsis.

    Caillé, Alain

    2007, Anthropologie du don : Le tiers paradigme, éditions La Découverte,

    Ciarcia, Gaetano
    2003, De la mémoire ethnographique. L’exotisme du pays dogon, Paris, Editions de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (« Cahiers de l’homme »).

    Debaene, Vincent
    2006, « Étudier des états de conscience ». La réinvention du terrain par l’ethnologie, 1925-1939, L’Homme 179.

    Deliège, Robert
    2006, Une histoire de l’anthropologie, Paris, Le Seuil.

    Jamin, Jean & Françoise Zonabend
    2001-2002, « Archivari », Gradhiva. Dossier ‘Archives et anthropologie’ 30-31 : 57-66.

    Laurière, Christine
    2006, Paul Rivet, le savant et le politique, thèse de doctorat de l’Ehess.

    Löwie, Robert
    1971, Histoire de l’ethnologie classique des origines à la 2e guerre mondiale, Paris, Payot (« Petite bibliothèque Payot »)[édition orig. : The history of ethnological theory, 1937]

    Mercier, Paul.
    1971, Histoire de l’anthropologie, Paris, PUF [1e éd. : 1966].

    Meyran, Régis
    2000, « Races et Racisme. Les ambiguïtés de l’antiracisme chez les anthropologues de l’Entre-deux-guerres », Gradhiva 27 : 63-76.
    2005, Races, cultures et folklore. Contribution à une histoire de l’anthropologie en France (1928-1945), thèse de doctorat de l’Ehess.
    2007, « Pour une anthropologie historique de la culture », Gradhiva (à paraître).

    Sirinelli, Jean-François
    1994, Génération intellectuelle. Khâgneux et Normaliens dans l’entre-deux-guerres, Paris, PUF (« Quadrige »)[1re éd. : Fayard, 1988].

    Assayag, Jackie
    1998, « La construction de l’objet en anthropologie : l’indianisme et le comparatisme en anthropologie », L’Homme 146, avril/juin : 165-189. En ligne sur Persee

    Stoczkowski, Wiktor
    1999, Des hommes, des dieux et des extraterrestres. Ethnologie d’une croyance moderne, Paris, Flammarion.

    Trautmann-Waller, Céline
    2006, Aux origines d’une science allemande de la culture. Linguistique et psychologie des peuples chez Heymann Steinthal, Paris, CNRS Editions (« De l’Allemagne »).

     

  • Avis sur Imre Kertész : Le refus

    refus.JPGJe vais devoir avouer mon extrême perplexité devant ce livre, publié en hongrois en 1988.

    J'avais lu en son temps "Être sans destin" qui m'avait enthousiasmé, comme ma fiche le montre.

    Ici, je me suis ennuyé à l'exception, peut-être, du début de la seconde partie, celle de Kovès. Il semble que là où le camp d'extermination n'avait pas réussi à anéantir l'auteur, le refus du système soviétique hongrois de publier son livre en fait un mort-vivant dans la première partie.

    La seconde partie, celle de Kovès, est plus vivante, plus prenante. Sa difficile survie dans un monde qui ne tourne plus, ou tourne à l'envers n'est pas sans intérêt. Mais peu à peu l'enlisement guette, et le silence s'installe.

    N'ai-je rien compris ? J'en accepte la probabilité.. A l'aide...


    Editions Actes Sud 2001