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Proust : Albertine disparue

En fait, je ne vais parler que d’un des volumes de la Recherche , Albertine disparue, appartenant à Sodome et Gomorrhe et suite de La Prisonnière.

Pourquoi parler d’Albertine disparue et non pas, par exemple, des premiers volumes de la Recherche  ? Les raisons sont multiples mais la principale est peut-être que j’ai eu l’impression enfin de commencer à réellement comprendre ce que Proust avait voulu accomplir avec la Recherche.

La principale trame narrative peut être grossièrement résumée en quelques mots : à la fin de la Prisonnière, Albertine, l'une des jeunes filles en fleur, quitte le narrateur qui, dans Albertine disparue, va ressentir pleinement cette rupture sentimentale. Il réexamine le passé, analysant les faits, les gestes, les sentiments qu’il pense avoir mal interprétés à cause de sa jalousie maladive. Progressivement, il recrée une autre réalité, se convaincant que son amour pour Albertine peut revivre. C’est au moment où il se décide à lui donner une nouvelle chance que le narrateur la perd une seconde fois, et cette fois de manière définitive : alors qu’il lui envoie un télégramme la suppliant de revenir, il reçoit l’annonce de sa mort. Commence alors la seconde partie du roman, consacrée au deuil et à la redécouverte d’Albertine. Le narrateur suit ses traces, traque un fantôme, et découvre un autre visage du passé qui lui avait complètement échappé. La mort d’Albertine est aussi un élément déclencheur et libérateur : l’idée, de nouveau, du voyage à Venise (à rapprocher avec sa vocation d’écrivain).

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